Analyse : quelles mesures les entreprises digitales prennent-elles pendant la crise du coronavirus ?

Analyse : quelles mesures les entreprises digitales prennent-elles pendant la crise du coronavirus ?

11 août 2020

Le travail à domicile reste la norme, mais le travail de bureau est volontaire dans la plupart des entreprises digitales. La crise du coronavirus n'a pas encore entraîné une vague de licenciements dans notre secteur, mais 6 entreprises sur 10 ont appliqué le système du chômage temporaire. Une entreprise sur deux en a réduit l'application dans la période qui a suivi le confinement. 1 entreprise sur 4 ayant introduit le chômage temporaire a compensé la perte de revenu du salarié.

C'est ce que montre l'analyse du FeWeb Corona Impact Barometer, une enquête périodique menée auprès d'agences, de freelances et d'autres prestataires de services du secteur digital pour mesurer l'impact de la crise du coronavirus. Au total, 442 chefs d'entreprise ont participé aux 9 enquêtes, soit une moyenne de 50 chefs d'entreprise par étude. Cette enquête a été réalisée avec le soutien de Sitemanager.

Suite aux échanges que la FeWeb a eu avec les entrepreneurs du secteur digital (agences, freelances et autres services en digital) dans les FeWeb eXperience Labs "Digital Agencies" et les webinaires, des questionnaires d'enquêtes ont été élaborés afin d'offrir ainsi un point de repère quant à l'évolution des ventes, du chiffre d'affaires et des opérations commerciales. Par ailleurs nous regardons également vers l'avenir à travers quelques prévisions.

Dans cet article, nous examinons en particulier l'impact sur les opérations commerciales. A cet effet, nous avons examiné le respect des délais de paiement des factures, l'application du système de chômage temporaire ainsi que l'organisation adaptée de l'entreprise.

Pas de forte augmentation des comptes à recevoir

En moyenne, 1 entreprise sur 5 ne détecte aucun retard de paiement des factures. En général, le pourcentage de factures en retard a fluctué autour de 73%. En particulier au cours de la première semaine du confinement, on a constaté une augmentation de la demande des clients pour postposer des paiements.

Mais les entreprises digitales ont tenté, elle aussi, de reporter leurs dépenses. En moyenne, 12 % des fournisseurs de services numériques ont demandé à leurs fournisseurs de différer leurs paiements.

L'incertitude quant à l'intensité et à la durée de cette crise signifie que les entreprises reportent leurs dépenses chaque fois que cela est possible. Néanmoins, la FeWeb a mis en garde contre la spirale négative qu'une telle stratégie entraîne et a appelé tant les clients que les fournisseurs à effectuer les paiements dans les délais.

6 entreprises numériques sur 10 appliquent le chômage temporaire

4 entreprises sur 10 sont déterminées à ne pas appliquer le chômage temporaire, tandis que 16% des dirigeants ont utilisé le système du chômage temporaire dès le début de la crise. Une entreprise sur deux a considéré le chômage temporaire et l'a finalement appliqué vers la fin du lock-down.

Les entretiens avec les chefs d'entreprise ont principalement porté sur l'application partielle du chômage temporaire. Comme on ne savait pas avec précision combien de temps durerait le confinement et quel serait l'impact de la crise sur les ventes, certains clients ont souhaité étaler le délai de réalisation des projets. En raison de la proximité du début des vacances d'été - traditionnellement un peu plus calme en termes de ventes - cette période était prévue jusqu'au début du mois de septembre.

Parallèlement, la demande accrue en commerce électronique ainsi que le besoin de la réalisation accélérée de projets plus spécifiques ont créé un surcroît de travail pour certaines entreprises. Cela explique pourquoi une partie du secteur n'a pas du tout appliqué le chômage temporaire et a même recruté du personnel.

Moins de chômage temporaire après la fermeture

Parmi les entreprises qui ont introduit le chômage temporaire, on constate qu'une entreprise sur deux a réduit ou supprimé ce système au cours des mois de mai et juin. Une entreprise sur trois maintiendra le système au même niveau qu'auparavant, tandis que 17 % s'orienteront vers une augmentation avec juillet et août en perspective.

1 entreprise sur 4 compense la perte de revenus de ses employés

L'application du chômage temporaire entraîne une perte de revenu pour le salarié d'environ 30 %. En réalité, en raison de son application partielle et des mesures prises par le gouvernement, nous parlons d'un pourcentage plus faible. Environ 1 entreprise sur 4 compense partiellement ou entièrement cette perte de revenus. La majorité d'entre elles l'ont fait immédiatement, mais certaines ont choisi de le planifier à la fin de l'année, lorsque l'on connaîtra mieux l'impact de la crise du coronavirus.

Demander un congé anticipé s'avère impopulaire

Au début du confinement, dans de nombreux cas, l'employé a annulé le congé prévu en avril-mai. De nombreux dirigeants craignent qu'il n'y ait pas assez d'employés lorsque l'activité reprendra à l'automne. Dans ce contexte, un chef d'entreprise sur cinq a finalement demandé à ses employés de prendre un congé plus tôt. Cependant, la majorité des chefs d'entreprise n'ont pas l'intention de poser cette question.

Pas de vague de licenciements dans le secteur du digital

Dans 2 entreprises sur 3, la crise du coronavirus n'avait pas encore entraîné de licenciements à la fin du mois de mai. Pour 16 % des entreprises, c'est le cas, mais cela a été partiellement compensé par le recrutement par d'autres entreprises. La période de confinement et les devoirs qui l'accompagnent ont également permis au chef d'entreprise d'avoir une idée plus précise des performances et de l'attitude de chacun.

Le travail à domicile reste la norme, le travail de bureau sur une base volontaire

Après la période de confinement, le personnel pouvait volontairement abandonner le travail à domicile et retourner au bureau. Cependant, 1 entreprise sur 4 s'en tient à 100% du travail à domicile. Les réunions physiques internes et avec les clients redémarrent, mais il est encore trop tôt pour participer physiquement à des séminaires et à des formations.

L'incertitude est la plus grande préoccupation

La réaction des clients et la manière de rentrer de nouveaux projets semblent être les principales préoccupations du chef d'entreprise dans la période qui suit le confinement. En outre, l'accent est mis sur la communication d'entreprise afin de tirer parti des opportunités offertes par la crise.

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